Il y avait quelque chose de rare dans l’air : un mélange d’émotion, de fierté et de joie collective. Le samedi 21 mars 2026, la piscine Blomet, dans le 15e arrondissement de Paris, a vibré au rythme d’une célébration de cette date symbolique : les 120 ans du NCF.
Plus de 500 membres — nageurs actuels, anciens, familles, bénévoles et partenaires — ont répondu présent pour cette soirée anniversaire qui a transformé la piscine en véritable scène festive. Kakémonos, flammes colorées, bâches aux couleurs du club, exposition historique de photos et d’archives : l’espace a été entièrement habillé pour l’occasion, témoignant de l’énergie et de l’attachement que la communauté neptunienne porte à son club.
La soirée a aussi rassemblé des personnalités politiques venues honorer cet anniversaire exceptionnel : Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement de Paris, Ozlem Oracsi, adjointe aux sports du 15e, Pierre Rabadan, adjoint aux sports de la Ville de Paris, et Karim Ziady, conseiller délégué en charge du sport de proximité.
Dès 17h, l’École de Natation du NCF a ouvert ses portes aux familles pour la traditionnelle session des Portes Ouvertes. Pendant une heure, enfants et parents ont pu échanger avec les entraîneurs, prendre des photos de groupe grâce au photobooth installé à l’occasion et partager un goûter bien mérité — un moment convivial et intergénérationnel, au cœur de ce que le Neptune club de France incarne depuis toujours.
Place ensuite aux Challenges Aquatiques : australiennes sur la largeur du bassin, relais ludiques nageurs-entraîneurs avec bouées, planches, palmes et gobelets… Les compétiteurs ont rivalisé d’enthousiasme sous les encouragements des spectateurs.
Le clou de la partie aquatique ? Une Pool Party « Licornes et Flamants Roses » qui a transformé le bassin en espace festif débordant de couleurs, de musique et de bouées géantes. Une image inoubliable qui restera gravée dans les mémoires.
Au cœur de cette célébration, un message fort s’est imposé : celui d’un sport qui dépasse largement la seule quête de performance. Le Neptune Club de France défend depuis toujours une vision exigeante mais humaniste de la natation. Nager, ici, ce n’est pas uniquement enchaîner des longueurs dans l’espoir d’une médaille. C’est apprendre la persévérance, le respect, le goût de l’effort. C’est accepter la rigueur sans renoncer au plaisir. C’est surtout grandir, individuellement et collectivement. Dans un monde souvent obsédé par les seuls résultats, le club rappelle une évidence : les champions ne sont que la partie visible d’un ensemble bien plus vaste. Sans la communauté des nageurs, des bénévoles, des éducateurs, aucune performance n’existerait.
Fondé en 1906 sous le nom de Neptune Vitry-le-Port, à une époque où l’on nageait encore directement dans la Seine, le club s’est construit sur des valeurs qui n’ont jamais changé : le goût de l’effort, la persévérance, le respect et l’esprit d’équipe.
Affilié successivement à la Compagnie du Paris-Orléans puis à la SNCF, le Neptune Club de France a rejoint la Fédération Française de Natation en 1952. Au fil des décennies, il a pratiqué la natation artistique, le water-polo, le plongeon, avant de se recentrer sur la natation course et accessoirement l’eau libre. Aujourd’hui club résident de la piscine Blomet, il continue de former des générations de nageurs tout en restant fidèle à son projet fondateur : la formation, la compétition et la natation loisirs. Malgré l’absence de moyens structurels importants, le Neptune continue d’exister grâce à une ressource précieuse : l’engagement de ses membres. Entraîneurs investis, parents mobilisés, bénévoles fidèles — tous contribuent à faire vivre une structure qui repose avant tout sur l’humain.
C’est sans doute là que réside le secret de sa longévité. Le Neptune n’est pas seulement un club sportif : c’est une communauté. Au fil des années, les liens qui se tissent au bord du bassin dépassent largement le cadre de la pratique. Amitiés durables, souvenirs communs, parcours de vie partagés — autant d’éléments qui forgent un sentiment d’appartenance rare. Cette dimension affective était palpable lors de la soirée du 21 mars. Derrière chaque sourire, chaque accolade, se devinait une histoire personnelle liée au club.







